Quand nous nous rendons à Naples, nous ressentons un sentiment de liberté. La ville est bouillonnante et un peu folle, une anarchie organisée : des usagers de deux-roues sans casque, des voitures garées un peu partout, en simple, en double, voire en triple file, et au milieu de ce désordre déambulent trois policiers dépenaillés, chacun avec une façon différente de porter son arme à la ceinture.
À Naples, il y a un acteur omniprésent, vous ne pouvez pas le manquer : c’est le Vésuve.
On le voit de partout, il surplombe sereinement la ville.
Il y a aussi Pompéi, désormais aussi neutre que l’Acropole d’Athènes, et la plupart d’entre nous sait ce qui s’y est passé, et même en quelle année cela s’est passé, moi y compris, je ne déroge pas à la règle.
Je me suis rendu à Pompéi avec mes certitudes et je n’ai pas été déçu, à croire que j’y étais attendu, et en une journée, tout a basculé.
Premières pages du roman, parution novembre 2024


