Je fais du rangement et je tombe sur cette feuille cartonnée : A quoi sert un papa ?
C’est incroyable les concours de circonstances, j’ai eu droit à « un papa sert à raquonter l’istoire de la vie. » C’était prémonitoire car c’est précisément ce que je fais, et plus spécialement dans le roman Coucou la mort.
J’ai dix ans et si tu ne me crois pas…


Au plus profond de la nuit, j’ai entendu cette phrase : « quand la mort est venue faucher sous mes yeux les blés qui m’étaient chers. »
Quand je rêve d’une manière aussi nette, je sais que c’est important, et je sais aussi que si je ne fais pas l’effort de faire passer ce vécu de mon inconscient à mon conscient, en le verbalisant ou mieux encore, en l’écrivant, le message perçu en rêve va progressivement se dissoudre, s’effacer et retourner à sa source.
Il ne restera plus rien, juste la sensation d’avoir raté quelque chose, de ne pas être monté dans un train qui ne passe qu’une seule fois.
Je me suis levé et j’ai couché ce que j’avais entendu sur le papier, en l’écrivant, j’ai su qui me l’avait dit.
J’allais écrire ce livre et je ne savais pas encore comment, et cela ne m’inquiétait pas.
J’avais une revanche à prendre sur l’histoire de la vie.