J’ai commencé à écrire ce roman et je voulais éviter que cela soit une autobiographie car ma petite histoire n’intéresserait personne. J’avais l’habitude d’écrire des romans d’anticipation, c’est-à-dire partir de quelque chose qui pourrait se produire et en faire une réalité.
Prenons l’exemple du Jour d’après : Et si le courant du Gulf Stream s’arrêtait…
Et si un écrivain pouvait parler de la mort à tout le monde, à tous les âges, et s’il écrivait comme un enfant, comme un adolescent puis comme un homme.
Et si son héros grandissait avec le lecteur.
Il suffirait que je prenne mon vécu, que je le transforme, que je le modifie, le torture, le romance afin que tout le monde puisse se l’approprier. Alors j’ai décidé de remplacer biographie par fiction et de faire une autofiction en partant de l’enfance.
Alors coucou comme un enfant.
Coucou à qui ?
Coucou à la mort.
Cela tombe bien, elle ne m’était pas inconnue.
« Quand la mort est venue faucher sous mes yeux les blés qui m’étaient chers. »
