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Le censeur.
J’avais évoqué trois ennemis de l’écrivain : la peur de la page blanche, le censeur et l’égo.
Mon censeur était extérieur et maintenant qu’il n’est plus de ce monde, je garde en moi ses préceptes. Il ne tolérait pas la vulgarité, il disait que cela ne servait à rien. Il n’y a pas lieu cependant de se donner soi-même des limites dans l’écriture. Mes personnages ne sont ni vulgaires ni grossiers dans l’écriture, sans que cela les empêche de l’être dans la narration.
Un récit peut être violent, une scène de sexe torride, sans recourir à un vocabulaire grossier ou vulgaire. Lorsque j’écrivais une grossièreté, je l’entends encore me dire que cela n’apportait rien, cela ne servait pas l’histoire, et tout ce qui ne sert pas l’histoire, j’ai appris à l’enlever.
On ne peut éviter d’avoir un censeur, il faut apprendre à le connaître et savoir collaborer avec lui.
