Episode 7 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Le censeur.

J’avais évoqué trois ennemis de l’écrivain : la peur de la page blanche, le censeur et l’égo.

Mon censeur était extérieur et maintenant qu’il n’est plus de ce monde, je garde en moi ses préceptes. Il ne tolérait pas la vulgarité, il disait que cela ne servait à rien. Il n’y a pas lieu cependant de se donner soi-même des limites dans l’écriture. Mes personnages ne sont ni vulgaires ni grossiers dans l’écriture, sans que cela les empêche de l’être dans la narration.

Un récit peut être violent, une scène de sexe torride, sans recourir à un vocabulaire grossier ou vulgaire. Lorsque j’écrivais une grossièreté, je l’entends encore me dire que cela n’apportait rien, cela ne servait pas l’histoire, et tout ce qui ne sert pas l’histoire, j’ai appris à l’enlever.  

On ne peut éviter d’avoir un censeur, il faut apprendre à le connaître et savoir collaborer avec lui.

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About Bruno Le Guen

Romancier, novelliste, scénariste. J’aime associer le réel à l’imaginaire, le scientifique à la métaphysique, l’exotérisme à l’ésotérisme et par raccourci, le déisme à l’agnosticisme. Mes héros entrainent le lecteur dans des aventures où ils ont la possibilité d’évoluer ensemble. J’utilise des arcanes aux facettes initiatiques, psychanalytiques, pour faire passer des messages dans l’action et le mouvement. Mon style est souvent décrit comme filmique, des textes qui créent une imagerie mentale au fur et à mesure des scènes et des sentiments. Bonne lecture.
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