MONSIEUR – MADAME

Je faisais du tri pour un déménagement à venir et je suis passé par un mauvais moment. Des dizaines de livres m’avaient physiquement suivi le long de ma vie, et ils ne pouvaient pas éternellement continuer à me suivre.

Il y en avait beaucoup, vraiment beaucoup. Quand on écrit, on lit également, et qui, dans mon entourage, allait lire la dame aux camélias, la lumière des justes ou l’étranger. Allais-je moi les relire ? Et je ne parle même pas des ouvrages sur l’archéologie, l’une de mes premières passions.

Tous ces livres étaient venus avec moi en Algarve au Portugal dans un camion, et les rapatrier en France, ne serait-ce que pour les donner, était une action très compliquée quand on se trouve de l’autre côté des Pyrénées.

Alors j’ai dû jeter en pagaille, la mort dans l’âme, des Troyat et des Clavel et je suis tombé sur un MONSIEUR.

J’ai fait un bond dans le passé, je suis remonté à l’époque où j’étais un jeune papa, où j’avais écrit le réveil des initiés, un livre très mal écrit, alors pour les jeunes papas d’aujourd’hui, cette collection semble encore exister.

Vous pouvez aussi lire à vos enfants les aventures de Vampirou, vous les trouverez sur mon blog en visionnage, car mon pauvre petit vampire est orphelin d’éditeur et de dessinateur.

https://brunoleguen.com/vampirou/

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Episode 7 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Le censeur.

J’avais évoqué trois ennemis de l’écrivain : la peur de la page blanche, le censeur et l’égo.

Mon censeur était extérieur et maintenant qu’il n’est plus de ce monde, je garde en moi ses préceptes. Il ne tolérait pas la vulgarité, il disait que cela ne servait à rien. Il n’y a pas lieu cependant de se donner soi-même des limites dans l’écriture. Mes personnages ne sont ni vulgaires ni grossiers dans l’écriture, sans que cela les empêche de l’être dans la narration.

Un récit peut être violent, une scène de sexe torride, sans recourir à un vocabulaire grossier ou vulgaire. Lorsque j’écrivais une grossièreté, je l’entends encore me dire que cela n’apportait rien, cela ne servait pas l’histoire, et tout ce qui ne sert pas l’histoire, j’ai appris à l’enlever.  

On ne peut éviter d’avoir un censeur, il faut apprendre à le connaître et savoir collaborer avec lui.

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Episode 6 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Le piège de l’égo.

Fort de ma première partie, je me suis lancé dans la deuxième, la tranche d’âge de 10 à 20 ans.

Les mots, les phrases coulaient, j’étais fier de moi. Je passai donc à l’étape suivante et ma protection contre mon égo m’a tout simplement dit que c’était très mauvais.

Il n’y a qu’une personne qui a ce pouvoir. En temps normal, je pouvais entendre des compliments ou un : ‘tu peux mieux faire’’, ou ‘cela mériterait mieux’, ou ‘tu es petit bras’, mais décrocher une telle remarque est rare, très mauvais sans explication ni justification.

En réalité, c’était effectivement mauvais, elle avait raison. J’ai mis du temps pour le comprendre.

J’étais tombé dans le piège que j’avais justement décidé d’éviter.

J’étais entré dans un style autobiographique, je lui ai dit merci, j’ai tout supprimé et j’ai tout recommencé.

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Episode 5 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Le héros est un petit garçon nommé Jean Lefranc. J’avais déjà acquis de l’expérience en écrivant pour, et comme un enfant. J’avais appris à le faire en donnant vie à Vampirou, le petit vampire qui ne boit que du lait. Deux des trois albums sont en accès libre sur ce blog.

Les premières pages sont un challenge, un écrivain doit affronter de redoutables ennemis, parmi lesquels on peut citer l’inspiration et le syndrome de la page blanche. Pour ma part, je décroche assez facilement de ce qu’on appelle les fonctions de surface. Il y a aussi notre censeur intérieur, celui qui juge nos idées alors que cela n’a pas lieu d’être. Une idée n’est ni bonne ni mauvaise : elle fonctionne, ou elle ne fonctionne pas. Et parmi toutes les difficultés à surmonter, il y en a une particulièrement redoutable : notre ego.

Pour ce début de roman, l’écriture s’est déroulée sereinement, mais ces adversaires se sont réveillés au chapitre suivant.

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Episode 4 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

L’arc narratif du roman était né : le lecteur suivra le héros tout au long de sa vie, décennie après décennie, avec toujours la mort comme fil conducteur.

Dans la première version de Coucou, aucun personnage n’avait de nom. L’idée littéraire était que le lecteur devienne le personnage central. Les Éditions Laffont m’en ont fait le reproche. Dans un premier temps, je n’en ai pas tenu compte, mais par la suite, j’ai nommé tous les personnages du roman.

Le héros s’appelle Jean Lefranc.

En réalité, ils avaient raison : le roman a gagné en fluidité. J’ai donc donné un nom à tous les personnages, sauf à un seul.

Vous venez d’entrer dans Coucou la mort.

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Episode 3 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

J’ai commencé à écrire ce roman et je voulais éviter que cela soit une autobiographie car ma petite histoire n’intéresserait personne. J’avais l’habitude d’écrire des romans d’anticipation, c’est-à-dire partir de quelque chose qui pourrait se produire et en faire une réalité.

Prenons l’exemple du Jour d’après : Et si le courant du Gulf Stream s’arrêtait…

Et si un écrivain pouvait parler de la mort à tout le monde, à tous les âges, et s’il écrivait comme un enfant, comme un adolescent puis comme un homme.

Et si son héros grandissait avec le lecteur.

Il suffirait que je prenne mon vécu, que je le transforme, que je le modifie, le torture, le romance afin que tout le monde puisse se l’approprier. Alors j’ai décidé de remplacer biographie par fiction et de faire une autofiction en partant de l’enfance.

Alors coucou comme un enfant.

Coucou à qui ?

Coucou à la mort.

Cela tombe bien, elle ne m’était pas inconnue.

« Quand la mort est venue faucher sous mes yeux les blés qui m’étaient chers. »

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Episode 2 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

Je fais du rangement et je tombe sur cette feuille cartonnée : A quoi sert un papa ?
C’est incroyable les concours de circonstances, j’ai eu droit à « un papa sert à raquonter l’istoire de la vie. » C’était prémonitoire car c’est précisément ce que je fais, et plus spécialement dans le roman Coucou la mort.

J’ai dix ans et si tu ne me crois pas…

Au plus profond de la nuit, j’ai entendu cette phrase : « quand la mort est venue faucher sous mes yeux les blés qui m’étaient chers. »

Quand je rêve d’une manière aussi nette, je sais que c’est important, et je sais aussi que si je ne fais pas l’effort de faire passer ce vécu de mon inconscient à mon conscient, en le verbalisant ou mieux encore, en l’écrivant, le message perçu en rêve va progressivement se dissoudre, s’effacer et retourner à sa source.

Il ne restera plus rien, juste la sensation d’avoir raté quelque chose, de ne pas être monté dans un train qui ne passe qu’une seule fois.

Je me suis levé et j’ai couché ce que j’avais entendu sur le papier, en l’écrivant, j’ai su qui me l’avait dit.

J’allais écrire ce livre et je ne savais pas encore comment, et cela ne m’inquiétait pas.
J’avais une revanche à prendre sur l’histoire de la vie.

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Episode 1 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

Comment est née l’idée de Coucou la mort ? C’est tout simplement la mort qui a donné le top départ au roman. Comme cela a déjà été développé dans Visions, la naissance d’un roman d’anticipation, je suis un écrivain de roman d’anticipation qui trouve son inspiration dans ses rêves. Dans une période où la mort a chamboulé ma vie en profondeur, j’ai fait un rêve. Ce n’était pas un rêve normal, et tout est parti de là.

À mon réveil, l’écriture du roman a commencé, j’avais reçu une autorisation. J’ai écrit d’abord dans ma tête, puis sur le clavier, et c’est cette aventure que je vais vous raconter. Si vous voulez suivre et par la suite participer à cette aventure, vous pouvez vous abonner au blog.

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Une trilogie en abonnement Kindle

Cette trilogie est actuellement en accès abonnement Kindle Select

Bonne lecture

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Dernier épisode de Visions quand la terre nous parlera, la naissance d’un roman d’anticipation épisode 10

La naissance des personnages est toujours un moment clé d’un roman, il faut que le lecteur puisse s’identifier. Le rôle du  protagoniste est majeur et son enjeu doit être fort. J’aime qu’il soit entouré de personnages attachants et que ses opposants soient vraiment virulents. Je ne mets jamais beaucoup d’intervenants dans mes romans.

Pour Visions, il y a le héros, l’héroïne, deux personnages secondaires majeurs, des antagonistes et un antagoniste majeur, et des petits rôles qui interviennent, mais comme dans un film, chaque boucle qui est ouverte est fermée dans le roman, ce qui permet au lecteur de ressentir que l’histoire est complète.

Visions a une construction filmique, vous retrouverez dans l’arc narratif des moments clés : climax, Darkest hour , fusil de Tchekhof, coups de théâtre, suspens, ironie dramatique. Le seul élément de la panoplie cinématographique que je n’utilise pas est le coup de chance miraculeux.

Il est temps désormais de vous laisser seul à seul avec Visions quand la terre nous parlera.

Je vous souhaite une bonne lecture.

dav
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