Episode 10 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Comment est né Coucou la mort.

À dix ans, je me souviens d’avoir rêvé cette histoire : La feuille. Cette nouvelle fait partie du recueil Une autre façon d’aborder l’étrange, publié trente-sept ans plus tard. Depuis, je n’ai jamais cessé d’écrire des romans d’anticipation.

Pour Coucou la mort, qui est une autofiction, j’étais dans une période de ma vie marquée par le chaos absolu. J’avais perdu mes parents presque coup sur coup.

Quelques années auparavant, j’avais perdu l’un de mes frères, et c’est lui qui est venu me voir en rêve.

Il m’a dit : « Le jour où la mort est venue faucher sous mes yeux les blés qui m’étaient chers. »

Il faisait partie de ces épis de blé, et c’est ainsi qu’est né le roman Coucou la mort.

translated by ChatGPT

How Coucou la mort Was Born.

At the age of ten, I remember dreaming of this story: The Leaf. This short story is part of the collection Another Way to Approach the Strange, published thirty-seven years later. Since then, I have never stopped writing speculative fiction novels.

For Coucou la mort, which is an autofiction, I was in a period of my life marked by utter chaos. I had lost my parents almost one after the other. A few years earlier, I had lost one of my brothers, and it was he who came to see me in a dream. He said to me: « The day death came to reap before my eyes the wheat that was dear to me. »

He was one of those stalks of wheat, and that was the beginning of the novel Coucou la mort.

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Episode 9 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Vous qui lisez ces lignes et qui avez entre quinze et vingt-cinq ans, vous avez déjà perdu vos grands-parents ou ils vont vous quitter. Au-delà de vingt-cinq ans, « pépé » et « mémé, » « mamie » et « papy » ne sont désormais plus que des souvenirs.

Vous n’avez pas encore lu ce roman, mais vous en avez déjà vécu les premiers chapitres et il en reste beaucoup d’autres.

J’ai eu l’occasion de lire « ton odeur après la pluie », un roman que je vous conseille, il parle comme Coucou d’une comète qui traverse votre existence et qui s’appelle un chien..

Coucou la mort est paradoxalement un éclairage sur la vie.

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Episode 8 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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L’inspiration

Au commencement d’un roman, il y a une idée. Celle-ci vient d’on ne sait où, puis elle s’implante dans l’esprit de l’écrivain qui se l’approprie, vit avec pendant de nombreux mois et la respire jour après jour. On s’identifie aux personnages, aux scènes, aux péripéties. On peut rire ou pleurer, être de bonne ou de mauvaise humeur : nous vivons deux vies en même temps, la nôtre et celle de notre création littéraire.

Dans ce chaudron de créativité, les rêves sont pour moi d’une importance capitale ; ils sont mes alliés. Je suis le plus créative quand ils me rendent visite, surtout au moment de l’endormissement ou au réveil lors du retour progressif à la conscience.

Vous allez me dire que rêve et inspiration ne font qu’un et vous avez certainement raison. Il n’est pas nécessaire de dormir pour rêver ou pour trouver de l’inspiration : il existe de nombreuses méthodes.

J’ai connu une écrivaine qui n’écrivait que si son chat dormait sur ses genoux ou se trouvait avec elle dans la même pièce. Elle me disait que son chat était une « pile à potassium » qui la connectait à l’inspiration.

Mais on ne peut pas utiliser ses rêves comme des alliés si on ne les appelle pas de nos vœux et si on ne sait pas les retenir.

Pour Coucou la mort, il s’agirait d’écrire dans la tempête avec un chat sur les genoux.

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Remerciements

Merci à tous ceux qui comme Vampirou m’ont souhaité un bon anniversaire.

https://brunoleguen.com/vampirou/

Demain, j’écrirais certainement l’épisode 8 de Coucou la mort, la naissance d’une autofiction.

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MONSIEUR – MADAME

Je faisais du tri pour un déménagement à venir et je suis passé par un mauvais moment. Des dizaines de livres m’avaient physiquement suivi le long de ma vie, et ils ne pouvaient pas éternellement continuer à me suivre.

Il y en avait beaucoup, vraiment beaucoup. Quand on écrit, on lit également, et qui, dans mon entourage, allait lire la dame aux camélias, la lumière des justes ou l’étranger. Allais-je moi les relire ? Et je ne parle même pas des ouvrages sur l’archéologie, l’une de mes premières passions.

Tous ces livres étaient venus avec moi en Algarve au Portugal dans un camion, et les rapatrier en France, ne serait-ce que pour les donner, était une action très compliquée quand on se trouve de l’autre côté des Pyrénées.

Alors j’ai dû jeter en pagaille, la mort dans l’âme, des Troyat et des Clavel et je suis tombé sur un MONSIEUR.

J’ai fait un bond dans le passé, je suis remonté à l’époque où j’étais un jeune papa, où j’avais écrit le réveil des initiés, un livre très mal écrit, alors pour les jeunes papas d’aujourd’hui, cette collection semble encore exister.

Vous pouvez aussi lire à vos enfants les aventures de Vampirou, vous les trouverez sur mon blog en visionnage, car mon pauvre petit vampire est orphelin d’éditeur et de dessinateur.

https://brunoleguen.com/vampirou/

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Episode 7 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Le censeur.

J’avais évoqué trois ennemis de l’écrivain : la peur de la page blanche, le censeur et l’égo.

Mon censeur était extérieur et maintenant qu’il n’est plus de ce monde, je garde en moi ses préceptes. Il ne tolérait pas la vulgarité, il disait que cela ne servait à rien. Il n’y a pas lieu cependant de se donner soi-même des limites dans l’écriture. Mes personnages ne sont ni vulgaires ni grossiers dans l’écriture, sans que cela les empêche de l’être dans la narration.

Un récit peut être violent, une scène de sexe torride, sans recourir à un vocabulaire grossier ou vulgaire. Lorsque j’écrivais une grossièreté, je l’entends encore me dire que cela n’apportait rien, cela ne servait pas l’histoire, et tout ce qui ne sert pas l’histoire, j’ai appris à l’enlever.  

On ne peut éviter d’avoir un censeur, il faut apprendre à le connaître et savoir collaborer avec lui.

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Episode 6 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Le piège de l’égo.

Fort de ma première partie, je me suis lancé dans la deuxième, la tranche d’âge de 10 à 20 ans.

Les mots, les phrases coulaient, j’étais fier de moi. Je passai donc à l’étape suivante et ma protection contre mon égo m’a tout simplement dit que c’était très mauvais.

Il n’y a qu’une personne qui a ce pouvoir. En temps normal, je pouvais entendre des compliments ou un : ‘tu peux mieux faire’’, ou ‘cela mériterait mieux’, ou ‘tu es petit bras’, mais décrocher une telle remarque est rare, très mauvais sans explication ni justification.

En réalité, c’était effectivement mauvais, elle avait raison. J’ai mis du temps pour le comprendre.

J’étais tombé dans le piège que j’avais justement décidé d’éviter.

J’étais entré dans un style autobiographique, je lui ai dit merci, j’ai tout supprimé et j’ai tout recommencé.

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Episode 5 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

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Le héros est un petit garçon nommé Jean Lefranc. J’avais déjà acquis de l’expérience en écrivant pour, et comme un enfant. J’avais appris à le faire en donnant vie à Vampirou, le petit vampire qui ne boit que du lait. Deux des trois albums sont en accès libre sur ce blog.

Les premières pages sont un challenge, un écrivain doit affronter de redoutables ennemis, parmi lesquels on peut citer l’inspiration et le syndrome de la page blanche. Pour ma part, je décroche assez facilement de ce qu’on appelle les fonctions de surface. Il y a aussi notre censeur intérieur, celui qui juge nos idées alors que cela n’a pas lieu d’être. Une idée n’est ni bonne ni mauvaise : elle fonctionne, ou elle ne fonctionne pas. Et parmi toutes les difficultés à surmonter, il y en a une particulièrement redoutable : notre ego.

Pour ce début de roman, l’écriture s’est déroulée sereinement, mais ces adversaires se sont réveillés au chapitre suivant.

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Episode 4 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

L’arc narratif du roman était né : le lecteur suivra le héros tout au long de sa vie, décennie après décennie, avec toujours la mort comme fil conducteur.

Dans la première version de Coucou, aucun personnage n’avait de nom. L’idée littéraire était que le lecteur devienne le personnage central. Les Éditions Laffont m’en ont fait le reproche. Dans un premier temps, je n’en ai pas tenu compte, mais par la suite, j’ai nommé tous les personnages du roman.

Le héros s’appelle Jean Lefranc.

En réalité, ils avaient raison : le roman a gagné en fluidité. J’ai donc donné un nom à tous les personnages, sauf à un seul.

Vous venez d’entrer dans Coucou la mort.

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Episode 3 : Coucou la mort, la naissance d’une autofiction

J’ai commencé à écrire ce roman et je voulais éviter que cela soit une autobiographie car ma petite histoire n’intéresserait personne. J’avais l’habitude d’écrire des romans d’anticipation, c’est-à-dire partir de quelque chose qui pourrait se produire et en faire une réalité.

Prenons l’exemple du Jour d’après : Et si le courant du Gulf Stream s’arrêtait…

Et si un écrivain pouvait parler de la mort à tout le monde, à tous les âges, et s’il écrivait comme un enfant, comme un adolescent puis comme un homme.

Et si son héros grandissait avec le lecteur.

Il suffirait que je prenne mon vécu, que je le transforme, que je le modifie, le torture, le romance afin que tout le monde puisse se l’approprier. Alors j’ai décidé de remplacer biographie par fiction et de faire une autofiction en partant de l’enfance.

Alors coucou comme un enfant.

Coucou à qui ?

Coucou à la mort.

Cela tombe bien, elle ne m’était pas inconnue.

« Quand la mort est venue faucher sous mes yeux les blés qui m’étaient chers. »

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