Dans une rencontre à Albi, la ville devient un personnage à part entière.
Il y a une course poursuite dans le roman, et dans le scénario, au sortir du Pont Vieux, la rue bien nommée de la Grande Côte lui fait face. En l’arpentant, je me suis dit qu’y courir ne serait pas une mince affaire. Ce passage mène à la place de la Trébaille qui surplombe le Tarn ; d’où le nom évocateur de rue de la Grande Côte.
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Dans une rencontre à Albi, la ville devient un personnage à part entière.
Cette rencontre a lieu dans un bar populaire de la ville, qui s’est appelé le 14.80, en référence à la date de la sacralisation de la cathédrale Sainte-Cécile, et désormais rebaptisé le TWINE.
Un scénario ne reproduit jamais fidèlement le roman dont il s’inspire. L’intrigue mise en image ne correspondra pas aux pages du roman, mais la philosophie reste la même.
Dans un roman, on décrit ; dans un film, on montre ; le roman prend son temps ; le film, lui, en manque.
L’exemple le plus flagrant qui me vient à l’esprit est le roman une servante écarlate deMargaret Atwood et la série du même nom.
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Dans une rencontre à Albi, la ville devient un personnage à part entière.
Le Pont Vieux joue un rôle central dans le roman, repris également dans le scénario. Bien qu’il soit aujourd’hui comme « neuf » — sa restauration, entamée en 2024, touche à sa fin — il enjambe le Tarn depuis près de mille ans. Construit entre 1035 et 1042, il incarne la mémoire vivante de la ville. Il s’inscrit dans le périmètre de la cité épiscopale classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Dans l’intrigue, il participe activement à l’action, il est témoin entre autre d’une filature et d’une course poursuite.
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Dans une rencontre à Albi la ville devient un personnage en tant que tel
L’embarcadère des gabarres joue un rôle clé dans le roman, et il est repris dans le scénario. Il est le théâtre d’une révélation, mais aujourd’hui, cela serait impossible de tourner : le Tarn est trop haut, il ne reste plus que deux marches accessibles pour les comédiens.
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Quatre de mes romans sont disponibles en librairie, les autres suivront.
Vous pouvez les commander dans plus de 5 000 librairies françaises via le réseau Dilicom – Electre, et cela inclut des enseignes comme la Fnac, Cultura, Decitre, Chapitre, Furet du Nord, Gibert Joseph, ou encore les espaces culturels Leclerc.
Mes livres restent accessibles sur Amazon, mais aussi sur TheBookEdition, première plateforme française d’autoédition.
Vous pouvez, si vous le souhaitez, vous affranchir du circuit de la multinationale américaine.
La fiction du roman se rapproche tous les jours un peu plus de la réalité
Le reportage de TF1INFO qui parle d’une école à Puzzoles m’a frappé : il ressemble étrangement à ce que j’ai imaginé dans mon roman VISIONS. Je ne sais pas si, dans la réalité, Lucas et Gina seront là pour nous aider, mais voir la frontière entre ma fiction et les faits se rejoindre donne des frissons.
Anno Zero Scuola était une école à proximité des champs Phlégréens, à moins de dix kilomètres à vol d’oiseau de ce monstre et de ses émanations. J’arrivais enfin à l’école primaire Anno Zero Scuola. Pour s’y rendre, j’avais longé les champs et les cratères Solfatara et le Monte Nuovo. Je mis un certain temps car on longe mais on ne traverse pas les champs. Il y a des accès touristiques pour les voir glouglouter et vaporiser, mais ce sont des culs de sac. Le chemin, lui, me parut horriblement long. J’avais comme à mon habitude loué un 4×4, avec les bateaux, c’était mon péché mignon. J’avais trouvé un Toyota Tundra, quand j’ai vu l’engin, j’ai craqué. Le loueur m’a dit qu’avec un véhicule pareil, je pourrai aller sur les pistes du Vésuve, mais que pour la ville, elle n’était pas très pratique. Pour le Vésuve, elle m’allait bien. Je garais mon monstre simplement, car l’école se trouvait dans une zone où les constructions humaines semblaient clairsemées. Il n’y avait pas une grosse densité d’habitation. Avant de pénétrer dans l’école, je regardai ma montre, les aiguilles s’approchaient de midi. Il y avait beaucoup d’agitation entre les élèves qui ne restaient pas manger à la cantine et ceux qui étaient attendus par leurs parents. Tout le monde avait beaucoup à faire et ce qu’il n’avait pas prévu de faire, était de parler avec un fou. Je finis par repérer le responsable de l’école qui était une directrice. Je l’interpellai en ces termes : « Madame, il faut que je vous voie, c’est une question de vie ou de mort. » Je n’avais pas trouvé mieux à dire. Elle me regarda avec des yeux tout ronds, prise entre deux états d’âme : faire son travail de directrice d’école à la sortie de midi et écouter un inconnu. J’insistai : « Il va y avoir un drame, il faut que vous m’écoutiez. » La directrice appela son professeur de gym, un gaillard aux cheveux coupés très court et à allure militaire qui arriva très rapidement et suspicieusement. Nous nous rendîmes tous les trois dans son bureau. – Je m’appelle Madame Rossi, je suis la directrice. Qui êtes-vous et que voulez-vous ? dit-elle sèchement, rassurée par la présence virile de son professeur. – Je m’appelle Luca Lefevre, vous allez avoir du mal à me croire, Madame Rossi, mais il faut évacuer votre école, les enfants sont en danger. – Monsieur, comment pouvez-vous dire une chose pareille ? – J’étais tranquillement en France, je m’apprêtais à partir en vacances en Algarve au Portugal quand mes rêves m’ont harcelé et m’ont obligé à venir d’urgence à Naples, pour y sauver des vies. – Eh bien, et mon école est concernée par vos rêves ? – Là-bas en France, je n’ai pas rêvé de votre école, mais j’ai tout laissé tomber pour venir en Italie, et c’est la nuit dernière que j’ai rêvé de votre école. Ma vie ne m’appartient plus, des sensations, des rêves me disent ce qu’il faut faire et vous, vous n’avez qu’une seule chose à faire. Vous avez juste à me croire et à appuyer sur l’alarme incendie pour faire évacuer l’école et mettre les élèves dans la cour. La directrice demanda un instant et quitta la pièce. Luca resta avec l’armoire à glace. Quand elle revint, elle lui dit : – Mais en fait, vous êtes complètement fou. – Je ne suis pas fou, il faut me croire. – Pourquoi parlez-vous Italien, c’est quoi votre accent ? – Je suis binational, j’ai la nationalité française et italienne. Après un silence. – Où voyez-vous un danger, Monsieur Luca, et de quel danger parlez-vous ? – Je ne sais pas, cela a un rapport avec les volcans et la couleur jaune, celle du soufre. – Et vous voulez que j’évacue mon école et pour combien de temps ? – Je ne sais pas, Mme Rossi. – Et quand le danger va-t-il se produire ? – Je ne sais pas. – Mise à part « non lo so », que savez-vous dire d’autre ? – « Niente », je n’ai pas la réponse à ces questions, je suis désolé, mais il faut me croire. Ne me forcez pas à hurler et à faire un tintamarre du diable. – Sortez de mon établissement, hurla-t-elle. – Non, pas tant que vous n’aurez pas évacué les enfants, je ne partirai pas. La situation n’eut pas l’occasion de s’envenimer, deux policiers de la police municipale qui avaient été appelés par la directrice se jetèrent sur moi, me menottèrent et m’embarquèrent sous les yeux médusés des parents. La voiture de police aux vitres grillagées s’éloigna de l’école, j’avais échoué.
Je tournais en rond dans ma cellule comme si on pouvait tourner en rond dans une pièce de deux mètres sur trois. J’avais fait 1200 kilomètres pour sauver des vies et me retrouver dans une cellule d’un commissariat italien, tout ça pour obéir aux injonctions de mes rêves, une situation complètement débile. Tandis que je broyais désespérément du noir, un policier italien fit cliqueter la serrure, il ouvrit la porte et ne me mit pas les menottes. Son air était grave, mais rien d’étonnant pour un policier. Il me demanda presque gentiment de le suivre. Nous grimpâmes deux escaliers pour nous rendre dans une salle qui n’était pas une salle d’interrogatoire, mais plutôt une salle de débriefing du commissariat. J’en fus extrêmement surpris, et ce qui me surprit encore plus fut la présence de Madame Rossi dans cette assemblée composée d’une demi-douzaine de personnes. Les gens étaient assis autour d’une table, et une chaise vide m’attendait. Un homme me fit signe de m’y asseoir. – Monsieur Luca Lefevre. – Luca, c’est plus simple pour un Italien. – Comment avez-vous su ? La question m’interpella, de quoi parlait-il ? Je lui fis part de mon étonnement. – Monsieur Lucas, après votre départ, une cantinière est venue voir Madame Rossi pour lui signaler une odeur désagréable dans les cuisines, et les employés de restauration commençaient tous à tousser, il y en a même qui ont vomi. Madame Rossi s’est rendue dans les cuisines et elle-même a eu une gêne respiratoire. Elle a fait le lien avec votre venue. Elle a enclenché immédiatement l’alerte incendie. L’ensemble du personnel est rodé pour cet exercice, et l’école a été évacuée dans le bon ordre. Les pompiers sont arrivés très rapidement et ils ont constaté des émanations extrêmement nocives et dangereuses. Elles provenaient du réfectoire, une fissure dans le sol, le carrelage était disjoint sur une distance de plus de trois mètres. Le gaz était d’origine volcanique, avec des émanations à base de dioxyde de soufre et de dioxyde de carbone. Puis il y a eu l’explosion, vous l’avez entendue ? – Oui, j’ai effectivement entendu une explosion. Mais dans une prison, je n’y ai pas prêté attention, ma vie était déjà en train d’exploser. – Et nous en sommes désolés. L’explosion provenait du cratère Solfatara, elle a été provoquée par une forte pression de gaz. La croûte a cédé et a libéré des dizaines de mètres cubes de gaz par seconde. Au niveau de l’école, le flux de gaz s’est tari. Sans votre intervention, il y aurait pu y avoir des décès d’enfants. L’information me prit de court. Je n’avais donc pas échoué, mais je n’étais qu’au premier jour. Je ne pus rien répondre, ma bouche était asséchée. – Je ne me suis pas présenté, je m’appelle Marco Bianco, je suis responsable et chercheur à L’INGV, « l’Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia » et je suis le référent pour les activités sismiques qui concernent le Vésuve et les Champs Phlégréens, et j’aimerais vous parler.
Visions: When the Earth Speaks to Us will take you to the very gates of hell—one of our own making. Will humanity be able to recognize the imminent danger bearing down upon it?
A gripping dystopian novel where Earth rises against humanity. What if the planet decided to put an end to human excess? When the Earth finally speaks, it may already be too late… This novel, deeply rooted in current events and becoming more relevant by the day, explores humanity’s destructive path in its relationship with nature. After all, we invented Overshoot Day, the ominous date when we start living « on credit, » depleting the planet’s resources for the rest of the year.
The world is on the brink: blinded by its relentless pursuit of progress, humanity has ignored every warning sign. But this time, nature won’t just warn—it will act. The Earth will unleash its full power: earthquakes, volcanic eruptions, and climatic upheavals… This is the day the planet strikes back.
Is all hope lost? Luca, unknowingly connected to the Earth, may hold the key. Alongside Gina, he becomes its messenger, delivering a final warning.
A thought-provoking speculative novel, blending science and fiction to explore a terrifying reality. A pulse-pounding adventure that examines humanity’s reckless path against nature. A striking ecological thriller that forces us to question our future.
This novel is an autofiction that delves into the inevitable: death. It is there, omnipresent, and we will encounter it throughout our lives, whether we accept it or not. No one escapes it, so we might as well prepare for it.
A writer cannot speak of death without knowing it, without confronting it, without engaging with it body and soul. It is a lived or impending experience, a passage that touches every human being.
Hello, Death will not leave you indifferent. This novel speaks of you—your past, your future. Its central character moves forward through encounters with death, slice of life after slice of life, decade after decade, until the very end of the journey.
You will see yourself, you will discover yourself. Because this journey is universal—it belongs to each of us, a shared experience of humanity.
This short story is taken from the collection A Different Way to Approach the Strange. It offers a modern, futuristic, and ecological take on Jean de La Fontaine’s fable, The Lion and the Rat.
I was a teenager when this story first took root in my mind, but at the time, I had not yet started writing.
Many years later, I finally put it into words, and this short story became my first published work.
Today, I have chosen it for a reading exercise in both French and English: one page in French, mirrored by the same text translated into English.
Un thriller écologique percutant où la Terre, lassée des excès humains, décide de riposter. Tremblements de terre, éruptions volcaniques, bouleversements climatiques… la planète passe à l’action. Luca, en connexion avec elle, devient son messager, porteur d’un ultime avertissement. Entre science et fiction, ce roman d’anticipation haletant explore la dérive de l’humanité face à la nature et interroge notre avenir.
Un thriller dystopique captivant où l’humanité, déchue de sa suprématie, devient une proie. Dans un monde postapocalyptique où la nature a repris ses droits, Marc, seul survivant, doit repousser ses limites pour affronter une menace incontrôlable. Entre suspense, instinct de survie et remise en question des hiérarchies, ce roman haletant interroge notre place dans l’ordre du vivant.
Une autofiction intime et universelle qui explore l’inévitable : la mort. Omniprésente, elle accompagne chaque instant de notre existence. À travers le parcours d’un personnage confronté à cette réalité, Coucou la mort interroge notre rapport au temps, à la vie et à notre propre destinée. Un récit profond et introspectif qui résonne en chacun de nous.
Une rencontre à Albi est un roman né d’un cadavre exquis littéraire, écrit à quatre mains par un poète et un romancier. Ce roman est l’histoire d’une rivalité féroce entre deux hommes, bouleversée par deux rencontres amoureuses. Seule certitude : l’intrigue se déroule à Albi, ville commune aux deux auteurs. Un récit imprévisible et surprenant, reflet d’une collaboration littéraire atypique. Il est en cours de scénarisation..
Le temps est un thème traité par d’Albert Einstein, il dit qu’il n’est qu’une illusion, une création mentale de l’homme, il n’est pas absolu mais relatif, et si on l’associe à la vitesse de la lumière, notre temps ralenti vis-à-vis de celui qui est immobile, celui qui nous regarde, il vieillira plus vite et à notre retour, il sera mort.
C’est compliqué et cela n’impacte pas directement notre vie de tous les jours.
Quand Haruki Murakami écrit dans la cité aux murs incertains (de mémoire) : « le temps ne recule jamais, il avance minute après minute mais il ne fait jamais machine arrière.«
Là je me sens concerné, dans l’un de mes romans je fais état du train qui va partir, « notre choix est de monter ou de ne pas monter dedans, lui ne nous attendra pas« . Cela nous arrive plusieurs fois dans notre vie, elle ne recule pas, elle avance, et c’est à nous de lui indiquer le chemin qu’elle doit emprunter.
Elle est peut-être là la différence de point vue entre la science et la littérature.
Si l’on compte un poète parmi ses amis et que l’on est écrivain, il ne faut pas s’étonner d’être entraîné dans des aventures littéraires. « Je te donne quelques vers, à toi de continuer », m’a-t-il dit.
El m’a donné un quatrain et cela a donné un dimanche de poésie.
À l’encre de l’Aube.
À l’heure où j’écris, les oiseaux sont silencieux, Le coq ne chante pas. Le chat rôde encore, Seul mon crayon glisse sur le papier rugueux Noircissant des pages bien avant l’aurore.
La blancheur du papier reflète la lumière Qui inonde la pièce et affermit mon cœur, Il faisait nuit, l’encre a séché sur ma prière, Elle est pour toi, empreinte de ma ferveur.
Chaque mot est un pas et le chemin sera long, Je le ferai avec toi, je ferai des bonds. Je veux t’offrir la joie comme territoire.
Tu es et tu seras ma bienveillante passion. Je suis sans aucune illusion et plein d’espoir. Tu liras mes pensées, je serai là ce soir.
J’ai demandé à l’intelligence artificielle de créer une image pour chaque quatrain et une autre pour chaque tercet.