« Un chat végétarien jouant avec une souris de manière inquiétante ». C’est le prompt que j’ai donné à ChatGPT, une intelligence artificielle américaine en version abonnement, et à Le Chat, une IA française de Mistral en version gratuite.
Il y a des alternatives aux Etats-Unis d’Amérique.
Une nouvelle contributrice sur ce thème de chat végétarien.
Vous pouvez jouer également, n’hésitez pas à écrire votre version, je la partagerai comme je le fais aujourd’hui. Haruki Murakami raconte l’histoire d’une souris qui rencontre un chat végétarien et nous rebondissons sur le sujet.
Cachée au fond d’un trou derrière une plinthe de la cuisine, cela faisait longtemps que la petite souris regardait cet étrange chat. Il venait régulièrement grignoter dans sa gamelle ce que sa maîtresse lui donnait de ses restes de repas. La maîtresse était végétarienne, donc le chat semblait l’être aussi. Très étrangement, il semblait trouver cela à son goût se léchant les babines de son festin de carottes râpées et de céleri rémoulade. N’y tenant plus, la petite souris finit par sortir de sa cachette et précautionneusement vint se poster à distance respectueuse du chat et posa la question qu’elle avait sur les lèvres : – Manges-tu des souris en dehors de la cuisine ? ou des oiseaux ? Le chat la regarda, tout d’abord étonné puis amusé. C’était bien la première fois qu’une souris se risquait à venir le voir. Il répondit : – Non, je n’ai pas l’estomac pour cela, ma maîtresse m’a nourri de légumes et de fruits depuis que je suis sevré, je suis végétarien ! oui, complètement végétarien ! – Tu ne me feras pas de mal si je m’approche de toi » demanda la souris. – Je m’ennuie, mes copines tremblent au fond de leur trou et moi j’ai envie de sortir ! » – Mais non, je ne te ferai pas de mal et moi aussi je m’ennuie. Les autres chats ne m’aiment pas : je suis différent. Si nous jouions ensemble ! Mais tu as des petites pattes et tu cours moins vite que moi, monte sur mon dos. Je vais te faire découvrir le monde ! La petite souris s’enhardit et grimpa sur le dos de ce si gentil chat. Ce drôle d’équipage partit tranquillement sur les trottoirs de la ville sous les regards des passants et des autres chats. La petite souris était toute fière : elle aurait tellement à raconter à ses copines. C’était bien la première fois qu’elle voyait les paysages de si haut. Vraiment de très haut… très, très haut…. Mais que se passait-il ? Le gentil chat, de petits bons en petits bons, s’était retrouvé sur le toit de la maison voisine dont l’occupant, un gros chat orange avec une oreille à moitié arrachée ne l’entendait pas de cette manière. Profitant d’une fenêtre entrebâillée, il se retrouva sur le même toit, tout hérissé, face à nos deux amis. Voyant que cela allait tourné vinaigre, la petite souris sauta du dos de son chat sur les tuiles glacées par le froid de la nuit précédente. Elle se mit à glisser ne trouvant rien lui permettant de se retenir et finit par tomber sur la terrasse en dessous d’elle. Les deux chats regardèrent cette chute, l’un, attristé, et l’autre ricanant. Elle voyait les deux têtes de chat, 6 mètres au-dessus d’elle. Elle savait qu’elle allait mourir. Non, sans regret, elle se dit qu’elle aurait pu réfléchir à la préparation de cette aventure. Il n’y avait pas d’urgence. Mais elle se dit aussi qu’elle était une pionnière et qu’il n’y avait dans la vie aucune avancée sans risque. Ses yeux se fixèrent à ceux de son chat. Dans une dernière respiration, elle rêva de ses copines racontant à leurs enfants « Les aventures de Sophie la souris qui mourut à dos de chat » et mourut heureuse de cette notoriété posthume.
Version d’Alain, Allmendinger
Dans un vieux grenier rempli de poussière et d’histoires oubliées, vit une petite souris grise. Elle est vive, maligne, mais surtout très prudente. Chaque soir, elle sort de sa cachette pour grignoter quelques miettes de pain sec ou une carotte oubliée. Mais ce soir-là, alors qu’elle court le long d’une poutre, elle glisse sur des épluchures de pomme de terre et tombe droit devant… une paire d’yeux verts scintillants. Un chat! Un immense chat roux, aux moustaches frémissantes et à la queue battante. Elle ferme les yeux, certaine que sa dernière heure est arrivée. Mais au lieu de crocs acérés, c’est une voix douce qui s’élève. -Oh, tu n’as rien ? Désolé, je ne voulais pas te faire peur. La petite souris ouvre un œil, puis l’autre. Le chat n’a pas l’air féroce du tout. – Tu… tu vas me manger? bredouille la souris. – Oh non, je suis un chat végétarien. Je ne mange ni viande ni souris, je me contente de quelques légumes. Pendant une semaine, ils sont presque amis. Mais une nuit, la petite souris sent un souffle chaud dans son dos. Le chat est là, proche. Ses yeux brillent d’un autre éclat. Il veut jouer. Elle court, et il la poursuit, tranquille, savourant chaque seconde de cette danse. Espiègle, il l’entraîne sur son terrain de jeu. Le piège se referme. Acculée, elle glisse sur une longue planche inclinée, ou salades, et épluchures sont savamment disposées. Prenant de la vitesse, le chat essaye de la rattraper avec sa patte. Ne sentant pas sa force, ni la fragilité de la petite souris, il amplifie sa chute dans un geste trop brusque. C’est la tête de la souris qui heurte en premier l’angle de la poutre. Un violent craquement se fait entendre. Dans un dernier souffle, elle lui dit : – Je vais mourir. Tu m’as tué. Je n’aurais pas dû te faire confiance. – Mais je voulais juste jouer un peu, je suis un chat et je me suis laissé emporter. Je vais quand même te ramener à mon frère, c’est son anniversaire. Tout n’est pas perdu, tu seras son cadeau. Rencontrer un chat végétarien n’a jamais été une chance. Juste une lente malédiction.
Version de Bruno Le Guen
Une nuit une souris entre dans une cuisine. À cette heure, elle pense qu’elle ne risque rien. Elle se dirige vers le garde-manger. Elle y distingue la masse sombre de deux paniers, et de l’un deux, dépassent des fanes de carottes. Elle se précipite vers les paniers quand tout à coup, l’un des paniers se rue sur elle et la plaque au sol avec une patte toute griffue. Elle se dit que mourir tuée par un panier de légumes serait une bien triste de mort. Le panier lui chuchota quelque chose à l’oreille. La masse sombre n’était qu’un chat, mais pas n’importe quel chat : un chat végétarien, et c’est pour les carottes qu’il était là. – Tu es un chat végétarien, s’exclama-t-elle, alors je ne risque rien. – Je ne mange pas de viande, juste des légumes. – Alors je suis sauvée ! – En principe. – Mais pourquoi, en principe ? – Je n’ai pas fait mon coming-out, et tu sais, être un chat végétarien est très dur à vivre. Dans le monde des félins, on n’aime trop ceux qui ne font pas comme les autres. Et si en plus, vous les souris, vous veniez à en parler. Je suis vraiment désolé, cela doit rester entre nous. Je ne vais te manger, je vais te tuer. Le chat joignant la griffe à la parole égorgea la petite souris.
Version originale page 115 et 116 1Q84 Livre 2 Haruki Murakami
N’hésitez pas à écrire votre version, je la partagerai sur mon blog d’écrivain comme je le fais aujourd’hui.
Haruki Murakami raconte l’histoire d’une souris qui rencontre un chat végétarien, je me suis essayé au même exercice et nous avons reçu une nouvelle contribution sur ce thème que vous pouvez lire ci-dessous:
Dans un vieux grenier rempli de poussière et d’histoires oubliées, vit une petite souris grise. Elle est vive, maligne, mais surtout très prudente. Chaque soir, elle sort de sa cachette pour grignoter quelques miettes de pain sec ou une carotte oubliée. Mais ce soir-là, alors qu’elle court le long d’une poutre, elle glisse sur des épluchures de pomme de terre et tombe droit devant… une paire d’yeux verts scintillants. Un chat! Un immense chat roux, aux moustaches frémissantes et à la queue battante. Elle ferme les yeux, certaine que sa dernière heure est arrivée. Mais au lieu de crocs acérés, c’est une voix douce qui s’élève. -Oh, tu n’as rien ? Désolé, je ne voulais pas te faire peur. La petite souris ouvre un œil, puis l’autre. Le chat n’a pas l’air féroce du tout. – Tu… tu vas me manger? bredouille la souris. – Oh non, je suis un chat végétarien. Je ne mange ni viande ni souris, je me contente de quelques légumes. Pendant une semaine, ils sont presque amis. Mais une nuit, la petite souris sent un souffle chaud dans son dos. Le chat est là, proche. Ses yeux brillent d’un autre éclat. Il veut jouer. Elle court, et il la poursuit, tranquille, savourant chaque seconde de cette danse. Espiègle, il l’entraîne sur son terrain de jeu. Le piège se referme. Acculée, elle glisse sur une longue planche inclinée, ou salades, et épluchures sont savamment disposées. Prenant de la vitesse, le chat essaye de la rattraper avec sa patte. Ne sentant pas sa force, ni la fragilité de la petite souris, il amplifie sa chute dans un geste trop brusque. C’est la tête de la souris qui heurte en premier l’angle de la poutre. Un violent craquement se fait entendre. Dans un dernier souffle, elle lui dit : – Je vais mourir. Tu m’as tué. Je n’aurais pas dû te faire confiance. – Mais je voulais juste jouer un peu, je suis un chat et je me suis laissé emporter. Je vais quand même te ramener à mon frère, c’est son anniversaire. Tout n’est pas perdu, tu seras son cadeau. Rencontrer un chat végétarien n’a jamais été une chance. Juste une lente malédiction.
Version Bruno Le Guen
Une nuit une souris entre dans une cuisine. À cette heure, elle pense qu’elle ne risque rien. Elle se dirige vers le garde-manger. Elle y distingue la masse sombre de deux paniers, et de l’un deux, dépassent des fanes de carottes. Elle se précipite vers les paniers quand tout à coup, l’un des paniers se rue sur elle et la plaque au sol avec une patte toute griffue. Elle se dit que mourir tuée par un panier de légumes serait une bien triste de mort. Le panier lui chuchota quelque chose à l’oreille. La masse sombre n’était qu’un chat, mais pas n’importe quel chat : un chat végétarien, et c’est pour les carottes qu’il était là. – Tu es un chat végétarien, s’exclama-t-elle, alors je ne risque rien. – Je ne mange pas de viande, juste des légumes. – Alors je suis sauvée ! – En principe. – Mais pourquoi, en principe ? – Je n’ai pas fait mon coming-out, et tu sais, être un chat végétarien est très dur à vivre. Dans le monde des félins, on n’aime trop ceux qui ne font pas comme les autres. Et si en plus, vous les souris, vous veniez à en parler. Je suis vraiment désolé, cela doit rester entre nous. Je ne vais te manger, je vais te tuer. Le chat joignant la griffe à la parole égorgea la petite souris.
Version originale page 115 et 116 1Q84 Livre 2 Haruki Murakami
Je m’étais dit que je n’allais pas prendre le Livre 3, car finir déjà les 525 pages du Livre 2 serait amplement suffisant ; maintenant, je le regrette. J’aurais bien aimé poursuivre cette aventure, mais comme l’impatience n’est pas une urgence, je vais patienter.
Mon esprit s’est arrêté sur ce que j’appelle une pépite : des choses simples, efficaces, cinématographiques. Je m’attache beaucoup à cela dans mes romans ; je trouve que c’est essentiel. Et Murakami, lui, est un maître en la matière.
Aujourd’hui, je n’écris pas, ou du moins, pas de romans, mais le scénario d’une rencontre à Albi. Cela me prendra une bonne partie de l’année 2025 avant que je ne me mette à écrire Les Élus.
49. EXT. PARC ROCHEGUDE – SOIR
Cécile est assise seule sur un banc. Son visage trahit une légère tristesse. Dans un cône d’ombre, sous un lampadaire, une silhouette s’avance lentement vers elle.
ANDREA
(doucement, presque un murmure)
Bonsoir.
Cécile se retourne brusquement. Andréa est en contre-jour, elle le reconnaît. Le visage de Cécile s’éclaire.
CÉCILE
(comme dans un souffle)
Andréa…
ANDREA
Oui, Cécile. Je suis content de te revoir. Il faut qu’on parle.
CÉCILE
(toujours assise sur son banc, Cécile regarde droit devant elle en esquissant un sourire)
C’est étrange… J’ai des images floues d’une soirée agréable mais rien de bien précis. Comme si tout m’échappait dès que j’essayais de m’en souvenir.
ANDREA
Moi, je me souviens de tout. Quelqu’un t’a droguée, j’en suis sûr.
CÉCILE
(sous le choc)
Droguée ? Pourquoi ? Par qui ? Donc… je n’ai jamais été ivre à oublier ?
ANDREA
Non. Je te le confirme.
Pause.
ANDREA
Vendredi dernier, tu m’as encore fait le coup de la chaise vide. Je n’y ai pas cru et j’ai couru après toi. Je t’ai retrouvée titubante, au bras d’un homme.
Andréa marqua une pause. Cécile fronce les sourcils, incrédule.
ANDREA
Je vous ai suivis jusqu’à ton immeuble, rue Tendat. Il t’a déposée à l’intérieur de ton appartement. J’ai écouté à ta porte. Tu respirais… très fort.
CÉCILE
(hésitante)
Respirer très fort ? Mais comment était cet homme ?
ANDREA
Je ne pourrais pas le décrire précisément, mais il y a une chose étrange… Il était habillé comme moi.
CÉCILE
Qu’as-tu fait ?
ANDREA
Je suis parti à sa poursuite. Je l’avais presque rattrapé, mais il a heurté le rétroviseur d’une voiture. Une voiture de police. Les policiers sont sortis… J’ai dû abandonner..
CÉCILE
(insistante)
Tu aurais dû le dénoncer !
ANDREA
(la coupant, avec gravité)
Je ne voulais pas me faire remarquer.
Un silence, Andréa hésite, Cécile attend.
ANDREA
je viens de sortir de prison, c’est une longue histoire mais c’est du passé.
Un silence suspendu. Cécile ouvre grand les yeux, figée.
CÉCILE
(Dans un murmure)
De prison ?
ANDREA
(doucement)
Cécile, je veux te revoir mais cette fois, sans que tu ne m’oublies.
CÉCILE
Tu viens de sortir de prison… et tu veux qu’on se voie ? Où ?
ANDREA
Je te le dirai mais avant il faut que je fasse quelque chose d’important. Laisse-moi un peu de temps.
Cécile réfléchit puis hoche lentement la tête.
ANDREA
Ne t’inquiète pas. Je ne te cacherai rien.
Andréa recule doucement et disparaît. Cécile reste sur son banc sous le coup de la stupeur et de l’émotion, perdue dans ses pensées. Elle finit par se retourner.
Depuis que j’ai écrit le roman Visions : Quand la Terre nous parlera, je constate que l’actualité se rapproche de plus en plus de ma fiction. Il m’a fallu une année entière de travail et d’innombrables heures de recherches scientifiques pour que ce récit soit dramatiquement proche d’une réalité en marche.
Récemment, je suis tombé par hasard sur un article intéressant. Il retrace le passé et esquisse un avenir plausible. Pourtant, Visions : Quand la Terre nous parlera va bien plus loin : la fiction y puise ses racines dans une réalité révolue pour mieux explorer la possibilité d’une répétition future.
L’histoire s’écrit tous les jours et la mienne aurait très bien pu ne pas commencer.
L’homme qui a été mon grand-père combattait à Verdun, il a épousé une femme et ils ont donné naissance à ma mère qui a rencontré mon père, et je suis venu au monde, parce qu’un obus de 37 millimètres a refusé d’exploser à ses pieds. Cette munition démilitarisée se lègue de génération en génération, et elle ne va pas tarder à changer de main.
Quand je tiens cet obus, je ne peux m’empêcher de penser que la vie ne tient qu’à un fil et qu’un homme ne peut disparaître tant un autre homme le fait vivre dans ses souvenirs.
Vous, en lisant ces lignes, vous l’empêchez de mourir.
Vous retrouvez ce concept dans la littérature, par exemple 1984 de George Orwell, et dans mon roman Coucou la mort. Cet homme est dans mon livre mais il me semble que cette histoire n’y est pas.
Mettre cet objet au pied d’un TIMOR DEI de l’école de Cuzco est pour ma part une mise en scène appropriée. Ce calibre offrait une puissance suffisante pour soutenir l’infanterie sans nécessiter de lourdes pièces d’artillerie, il a été utilisé par les armées françaises et allemandes pendant la première guerre mondiale.
Je vois que Coucou la mort continue son chemin sur Amazon et c’est une belle aventure.
Une petite anecdote : je venais de terminer le chapitre consacré à la période de 1 à 10 ans, un grand moment d’écriture, une réussite reconnue. Plein d’enthousiasme, je me suis alors lancé dans celui couvrant la tranche de 10 à 20 ans. Fier de moi, je l’ai fait lire à mon censeur. Le verdict est tombé : c’était nul. Il s’en est suivi une période un peu tendue et il s’est avéré qu’elle avait raison. C’était mauvais et pourquoi c’était mauvais ? Parce que j’avais basculé dans l’autobiographie et ma petite vie n’intéresse personne.
Ce roman est pour vous, vous êtes le centre, vous êtes le héros, moi, je ne suis rien, je suis l’écrivain.
On ne peut pas fictionner un roman sur le parapente sans avoir la moindre connaissance du parapente. Coucou la mort n’est pas une autobiographie ; c’est une fiction biographique. Il est vrai que l’ayant croisé sur mon chemin pendant six décennies, l’écrivain que je suis a accumulé assez d’émotion pour appréhender ce vaste sujet.
Je dévoile certaines de ces habitudes à ceux qui ne la connaissent pas encore.
Ce roman fonctionne comme une trajectoire elliptique ascendante.
La mort jalonnera la vie du héros, décennie après décennie.
Elle forgera son expérience en interpellant ses différents niveaux de conscience.
Nous avons tout à perdre si nous ne vivons pas les expériences qu’elle nous impose.
Ce roman est en version française,
en version anglaise
et dans une version bilingue mêlant les deux langues.
Je reviens sur la souris qui rencontre un chat végétarien, le post précédent.
Lorsque j’ai lu ce passage 1Q84 deuxième livre, je me suis dit qu’il serait amusant de reprendre la balle au bond de ce concept de chance développé par Haruki Murakami. Je suis un écrivain d’anticipation, la fiction est mon domaine de prédilection, vous pouvez vous en assurer en lisant Vision ou Prédation, mais sur le coup, j’étais sec sur cette histoire de chat.
Alors je me suis mis au clavier et j’ai tapé le début de l’aventure de cette souris qui fait une mauvaise rencontre, bien qu’il faille laisser à penser qu’au début, elle avait eu de la chance. Je suis parti sur l’idée d’un coming-out félin et j’en ai été le premier surpris. L’écriture vient toute seule, je ne sais pas pourquoi, et cela se passe toujours ainsi. Alors si vous voulez écrire votre version de cette histoire de chat végétarien, mettez-vous à votre clavier et laissez-vous emporter par ce que vous voulez raconter.
Haruki Murakami L’auteur raconte l’histoire d’une souris qui rencontre un chat végétarien et cela m’a interpellé, il y développe le concept de la chance. Alors j’ai écris une version de cette rencontre. N’hésitez pas à écrire la vôtre, je la partagerais sur mon blog d’écrivain.
Une nuit une souris entre dans une cuisine. À cette heure, elle pense qu’elle ne risque rien. Elle se dirige vers le garde-manger. Elle y distingue la masse sombre de deux paniers, et de l’un deux, dépasse des fanes de carottes. Elle se précipite vers les paniers quand tout à coup, l’un des paniers se rue sur elle et la plaque au sol avec une patte toute griffue. Elle se dit que mourir tuée par un panier de légumes serait une bien triste de mort. Le panier lui chuchota quelque chose à l’oreille. La masse sombre n’était qu’un chat, mais pas n’importe quel chat : un chat végétarien, et c’est pour les carottes qu’il était là.
Tu es un chat végétarien, s’exclama-t-elle, alors je ne risque rien.
Je ne mange pas de viande, juste des légumes.
Alors je suis sauvée !
En principe.
Mais pourquoi, en principe ?
Je n’ai pas fait mon coming-out, et tu sais, être un chat végétarien est très dur à vivre. Dans le monde des félins, on n’aime trop ceux qui ne font pas comme les autres. Et si en plus, vous les souris, vous veniez à en parler. Je suis vraiment désolé, cela doit rester entre nous. Je ne vais te manger, je vais te tuer.
Le chat joignant la griffe à la parole égorgea la petite souris.
Version originale page 115 et 116 1Q84 Livre 2 Haruki Murakami
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