Ce jour dans National Geographic : Italie : près de Naples, un super volcan se réveille doucement. Si la probabilité d’une éruption volcanique est relativement faible, « le volcan a sa propre évolution, naturelle et inexorable, et tôt ou tard, il finira par entrer en éruption de nouveau. »
Il a vivé longtemps avant d’être mouru, tu veux que je mourisse ? je l’ai li dans un livre que Mamie m’a offri mais ça a prendu du temps.
j’aurais pu m’inspirer de ces textes quand j’ai écrit le premier chapitre de coucou la mort de 1 à 10 ans.
Tout a commencé par une partie de foot.
– Et Jean, tu vas où ?
– T’inquiète, j’ai soif, jouez sans moi les gars, je reviens.
Et ce jour-là, un jour pas comme les autres, je ne suis pas revenu.
Je déboulais dans la cuisine pour chercher mon pain farci de beurre salé et de gros morceaux de chocolat noir, sans oublier la bouteille d’eau gazeuse que je buvais sans même penser à déglutir, tellement le ballon rond m’avait assoiffé. Je lançais quand même, la bouche pleine, pour ne pas perdre trop de temps, un sonore « bonjour P’Pa », à mon père que je n’avais pas vu ce matin. Effectivement, ce matin je ne l’avais pas vu et je ne m’étais pas posé de question. Comme il ne me répondit pas, j’ai pris le temps de le regarder et mon monde vacilla. Je n’avais encore jamais vu cela, c’était impensable : mon père pleurait.
Ma course fut stoppée net. Ma mère pleurait également, mais je savais que c’était possible, je l’avais déjà vue pleurer en plusieurs circonstances sans pour autant que cela soit grave. Un peu ennuyeux quand même, mais bon, c’est ma mère ; là c’était mon père qui pleurait. Il affichait un visage déconfit, ravagé, les yeux rougis.
Je ne pus que bredouiller quelques mots et lui aussi. C’est maman qui parla, car elle savait parler en pleurant, les hommes visiblement ne le savaient pas. Je l’apprendrai beaucoup plus tard que les hommes ne savent pas parler en pleurant.
– Jean, ta mamie est morte ce matin, me dit-elle.
Je répétais dans ma tête « mamie est morte ce matin. » Mémé, c’était la mère de ma mère et pépé, le père de ma mère. Pépé comme papy étaient morts depuis longtemps et j’étais trop jeune. Une fois par an, maman pleurait quand elle allait voir pépé ; nous allions dans un cimetière d’un petit village perdu de l’Eure y déposer ses larmes et des fleurs. Il n’y avait qu’elle qui pleurait, nous on s’ennuyait et papa aussi d’ailleurs, il restait les yeux secs, mais digne, le regard grave et compatissant. Pépé faisait partie du folklore, nous n’avions de lui que des souvenirs rapportés. Pépé était un homme bien, car il m’avait sauvé d’une sournoise attaque de fourmis alors que je jouais aux petits soldats. « Des toumis, des toumis ! » criais-je, il m’avait pris dans ses bras pour me protéger de leurs morsures. Pépé avait aussi fait la guerre, la grande, pas la petite ; l’obus démilitarisé qui trônait dans le salon, c’était à lui. Il était tombé à ses pieds sans éclater et nous devions le regarder avec respect, car s’il avait éclaté, plus de pépé, pas de maman, pas de moi. Nous les enfants, nous étions friands de ces anecdotes. Il était gendarme et attachait les pièces de monnaie percées de son temps à un fil de pêche transparent pour piéger les badauds qui voulaient s’en saisir. Les passants se trouvaient fort désappointés, pièce en main, face à son képi et ses yeux noirs. Il se permettait d’entrer dans une boucherie en uniforme pour demander si la bouchère avait des pieds de cochon et quand elle répondait par l’affirmative, il lui rétorquait très sérieusement qu’il ne l’avait pas remarqué en entrant. Pour nous la mort, c’était rire aux prouesses de notre grand-père.
Cet homme était si vivant de son vivant qu’il vivait toujours dans les réunions familiales et dans nos crânes d’enfants. Est-ce cela le rôle de la mort, instituer l’immortalité de nos proches dans la joie, le rire et la nostalgie pour certains, avec la tristesse rituelle de la Toussaint, car en dehors de la Toussaint, personne ne pleurait. Cet homme était si célèbre dans sa mort qu’il n’y avait plus de place pour papy, le père de mon père, qui passait totalement inaperçu, comme s’il n’avait vécu que modérément, alors je me disais qu’il devait y avoir des gens qui mouraient un peu plus que d’autres.
Coucou la mort : l’histoire de la vie vue au travers des rencontres avec la mort, une autofiction biographique qui traverse l’existence, décennie après décennie, le héros fait face à la mort, celle que vous croiserez sur votre chemin. Vous allez rire, vous allez pleurer, par-delà ce roman, vous allez vous interroger sur votre vécu.
Visions quand la terre nous parlera : on se doute bien que cela ne peut pas continuer comme cela et qu’un jour ou l’autre, il faudra rendre des comptes, mais à qui ? Luca est un récepteur, il a un message à nous communiquer, c’est la terre qui l’oblige à le faire.
Prédation ils veulent nous effacer : et si on nous faisait, la même chose que nous faisons aux animaux, à nos compatriotes que nous jugeons moins civilisés et qui ont le malheur de posséder ce que nous convoitons, voir des hommes qui ne croient pas aux mêmes choses que nous. De notre statut de super prédateur, nous deviendrions alors de simple proie qui devront combattre pour survivre.
Une rencontre à Albi : la rancœur, la haine, la vengeance sont des venins qui détruisent une existence. Il existe un antidote à ces poisons, mais il est très complexe à inoculer. Deux hommes, deux femmes, deux destins, deux destinées, dans la vie, rien n’est écrit et elle ne commence pas toujours par une page blanche. Il faut faire avec et aller au bout du chemin.
If you’re reading this book, it means you’re still alive.
You’re still alive because you have the nature required to avoid being killed. You’re alive by chance, and you’re alive because you figured out what you needed to do to survive. I’m going to give you the instructions for staying alive, because that’s my mission. But first, I need to tell you everything, from the beginning. And it all starts in Naples. My name is Luca. I’m French on my father’s side and Italian on my mother’s. I went to Naples with my half-sister, Laura. Going to Naples was like visiting my second homeland, even though my mother was from northern Italy, the Friuli region. I knew a little Venetian dialect in addition to standard Italian. But living in France, I’d become distant from the language, and when I spoke Italian, everything got mixed up. It created a cocktail of words that native Italians found unsettling to hear, something that would become important in the mission I was entrusted with. In Naples, Laura experienced the same events I did. She witnessed the same scenes, yet she completely missed what was happening—she didn’t perceive it the way I did. I was the only one chosen to give you the key to survival. I wondered why she hadn’t felt what I did. The most plausible explanation was that she didn’t have Italian blood. We shared the same father, but her mother was French. In hindsight, those events only concerned me. I realized that later. I had a connection to a distant past. At first, I was the only one involved, then a million people, then several hundred million. It was overwhelming, but I had no choice—I had to keep going. This mission went far beyond anything I could have imagined. So, I went to Naples with my half-sister because I didn’t know the city, nor Pompeii, nor Mount Vesuvius. For someone from northern Italy, southern Italy was truly a change of scenery—especially when it came to its people. In Friuli, where I’m from, there were some similarities to Naples: the Adriatic Sea, the mountains, and the earthquakes. During the last major earthquake in 1976, nine hundred people lost their lives.
However, there was one major difference: in Friuli, there was no volcano. There was no Vesuvius.
Un roman qui vous transportera jusqu’aux portes de l’enfer, un enfer que nous, êtres humains, avons nous-mêmes créé. L’humanité sera-t-elle capable de prendre conscience du danger imminent qui la menace et qui va fondre sur elle ? Ce roman, profondément ancré dans l’actualité, et qui se vérifie jour après jour, explore la dérive de l’humanité face à la nature. Comme chacun le sait, nous avons inventé le jour du dépassement, cette date fatidique à partir de laquelle nous commençons à vivre « à crédit » sur les ressources naturelles de la planète pour le reste de l’année. On nous dit qu’il y a un requin dans la baignoire mais tout le monde s’en fiche. Dans cette œuvre, la planète tire la sonnette d’alarme et décrète la fin de la récréation. S’appuyant sur des données scientifiques solides, ce roman amplifie et romance ces faits pour dépeindre une réalité qui pourrait bien devenir la nôtre.
Luca sans le savoir est un homme en connexion avec la planète. Lorsque la terre décide de s’ébrouer en réveillant ses volcans, Luca avec l’aide d’une femme qui s’appelle Gina, deviendra alors son messager. Il sera peut-être bientôt trop tard pour être demain.
Cette nouvelle est tirée du recueil de nouvelles Une autre façon d’aborder l’Étrange. C’est une vision moderne, futuriste et écologique de la fable de Jean de La Fontaine, « Le Lion et le Rat ». Une expérience de lecture en français et en anglais : une page en français et, en miroir, le même texte traduit en anglais.
Mon désir est de faire la même chose avec le chinois et c’est une aventure littéraire que je propose. Vous pouvez me laisser un email en commentaire si vous voulez y participer.